Vivre avec la maladie d'Alzheimer - Questions juridiques et financières
Avec la progression de la maladie, le patient peut de moins en mois assumer la responsabilité de ses décisions. Il est donc très important de se poser le plus tôt possible, les questions mentionnées ci-après. Vous pouvez aussi demander conseil auprès de l'Association Alzheimer Suisse, de Pro Senectute ou de votre commune.
Quels moyens financiers sont disponibles pour couvrir, à l'avenir, les frais de soins etc. ?
En général, il existe, en dehors de la fortune personnelle, plusieurs autres sources financières. Cela peut comprendre la Caisse de maladie, les prestations complémentaires de l'AVS ou l'Aide sociale. Clarifiez le plus tôt possible votre situation financière.
Qu'adviendra-t-il de mes biens de mon vivant et après mon décès ?
Etablissez votre testament (rédigé à la main, signé, avec lieu et date) ou modifiez-le tant que vous êtes sain d'esprit. Demandez conseil auprès de votre commune.
Quels sont les frais couverts par la Caisse de maladie ?
Informez-vous auprès de votre Caisse de maladie, quelles prestations de soins et quels moyens d'assistance sont remboursés.
Comment continuer la garde du malade ? Quelles maisons de retraite entrent en ligne de compte ?
Informez-vous sur les différentes possibilités, stationnaires et ambulatoires de garde et de soins. Visitez différentes maisons de retraite. Le site Internet de l'Association suisse des maisons de retraite offre différentes possibilités pour chercher une maison de retraite ou une clinique en Suisse (sous la rubrique Institutions)
Est-ce que le problème de la responsabilité civile est réglé (si le patient provoque des dégâts) ?
Discutez-en avec votre assureur. Si la personne souffrant de démence réside chez vous, demandez qu'elle soit incluse dans votre assurance responsabilité civile (ne s'applique pas si la personne est sous tutelle).
A qui incombe la tutelle ? Doit-on choisir un conseiller ?
Les patients souffrant de la maladie d'Alzheimer, qui vivent seuls et qui doivent se faire assister pour administrer des biens ou d'autres affaires, peuvent s'informer auprès de la commune sur la nécessité d'avoir un conseiller. Il y a beaucoup d'étapes intermédiaires jusqu'à ce qu'une personne soit déclarée irresponsable et qu'elle soit placée sous tutelle. Les proches devraient également s'informer des conditions d'une mise sous tutelle. Dans tous les cas, l'avis d'un expert est nécessaire. Dans la mesure du possible, un proche sera nommé tuteur. On tient compte autant que possible des désirs des patients.
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